septembre

Air

Air au Bimbo's

La marquise du Bimbo's Air et Sondre Lerche

Air de Salut

Claviers

J'ai encore une fois eu l'occasion de voir Air en concert. On est loin des plafonds étudiés du Nob Hill Masonic Center, le Bimbo's, c'est un ancien cabaret de quelques centaines de places. Les petites tables avec la bougie, le service enjuponné, le verre de bourbon; on trouverait meme étonnant de voir Air la-bas. Eux qui sont plutot "modernes" dans leur approche, avec toute l'haleine chargée que comporte le terme, se retrouver a jouer dans un endroit a la beauté désuète, c'est un peu brouiller les pistes. Selon Nicolas Godin, l'un de deux membres du duo, ils auraient joué dans cette salle dix ans plus tot, lors d'une de leur premiere tournee.

Le concert etait bon, tres bon meme, appliqué, soigné, leché. Slurp. Je ne déplorerais qu'un seul élément, le manque d'espace. C'est ce qui m'avait interpelé lors du concert a Nob Hill, et qui cette fois m'a manqué. Les deux metres de plafond du Bimbo' privent ce spectacle d'une de ses dimensions, je crois. Les lumières s'arrêtent si vite, les mouvements sont si resserrés, les sons sont si secs qu'on s'emballe un peu les pieds comme dans une tournure de phrase piegée. Un peu plus d'air n'aurait pas nuit ce soir-la, pour laisser la musique respirer et les silences resonner un peu plus longtemps. Ce fut une excellente soirée, néanmoins. A bientot?

 

>> La meme chose mais cette fois par miss Friscotheque

Air

AirSi tu me lis depuis quelques temps, tu sais que j'ai aime ecouter le dernier album d'Air. Je ne saurais meme pas vraiment dire pourquoi, tant il ne s'agit pas vraiment de ce que j'ecoute habituellement. Je crois que c'est le son bien poli d'Air sur la voix rapee et seche de Jarvis Cocker qui me plait, pour une fois qu'il ne s'encombre pas d'une reverb de cathedrale. Bref, nous voila, Helene, Selima et moi, partis pour voir Air a quelques blocs de chez nous, dans un "auditorium". Oui mossieur. Le Versaillais ne souffre pas de jouer dans un bistrot sordide, diantre non.
Il s'agissait pour le coup d'une salle calibree pour recevoir ces artistes de jazz qui cherchent le son chaud des parquets anciens et les echos confortables des voutes profondes, une salle a l'architecture pensee, ajouree, precise. Un peu comme leur musique. Finalement, on a eu droit a un spectacle total. Je ne leur ferais pas l'insulte de parler d'un "son et lumieres", ce serait trop connote. Parlons plutot de spectacle "moderne". Je crois qu'ils aiment assez s'inscrire dans une perspective de "modernite" qui ne se definit pas de facon symptomatique par les ajustements des canons du passe. Une musique qui n'a pas de style, mais qui se soucie du design, si vous voyez la nuance. Il s'agirait de rendre a cette temporalite meublee de sons sa fonction utilitaire.

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