Je me suis livre hier a un exercice auquel je me prete rarement de bon gre: une interview. Evidemment, les elections approchent, evidemment il faudra choisir un camp, evidemment tout le monde doit avoir un avis clair precis coherent. Mais moi, pas. Oh, pourtant, ce n'est pas faute de me documenter, d'ecouter des podcasts, de lire et de regarder ce qui se fait. Mais pour l'instant, je trouve plaisant de ne pas prendre parti et de negliger l'objectif pour mieux jouir de la demarche.
Contrairement a ce que j'entends un peu trop communement, je trouve que les debats d'idees qui foisonnent dans les differents cercles politiques francais sont extremement interessants. Independemment de leurs bords politiques, et pour peu qu'on ecarte les fantaisistes, on constate que malgre la fragilite qu'ont tous les candidats par leur situation meme, leurs idees sont tres robustes, intellectuelles, puisees dans le coeur meme du discours politique francais.
Je pense cependant que les lignes de chacun des grands partis politiques ont change. Moins dogmatiques qu'a leur habitudes, les portes-drapeaux des partis revendiquent tous une filiation historique avec une culture politique dont l'heritage n'a pas lieu d'etre dispute, il est naturellement partage. Peu importe si l'on se sent plus en phase avec un modele liberal ou un modele socio-democrate, pour l'instant, les etincelles creees aux points de friction sont belles a voir.