C'est samedi soir. Vous avez surement paye dix dollars pour vous faire tamponner le poing et entrer dans un bar miteux sur Broadway street. Aux platines, DJ Pouetpouet qui braille ses propres paroles sur une boucle hip-hop demodee depuis la classe de CM2. Vous avez commande une biere a cinq dollars, votre compagnie voulait une vodka vanille a neuf dollars. Vous rentrez chez vous en bus (trois dollars pour deux, ayez le change) avec le sentiment de vous etre vaguement fait couillonner.
Alors pour finir la soiree tranquillement, abordez avec votre jocrisse un sujet passionnant sur le web deux point zero avantage service, demandez-vous comment cesser d'utiliser les differentiels de niveau de vie pour generer du profit, et enfin, questionnez la valeur cathartique de l'acte charitable et digne. Bien sur, tout cela sans faire de miserabilisme, on n'est pas au cafe du commerce.
Allez sur Kiva et pretez vingt-cinq dollars. Cela ne vous ruinera surement pas, et rendra possible l'achat d'un seche-cheveu a une dame au Ghana qui veut equiper son salon de coiffure. Elle vous le rendra, comme 100% des emprunteurs. Peut-etre dans l'annee qui vient, comme 90% des emprunteurs. Et le jour ou vous irez au Ghana, vous pourrez vous dire que vous avez peut-etre contribue aux soins capillaire de certains autochtones. C'est quand meme genial ca, sans rire, et c'est bien plus malin qu'une soiree woula au Sake Bomb.
Bref. Petite surprise en rentrant chez moi jeudi soir: je trouve les rues fermees a la circulation (dans le fond je m'en fous, je marche), des flics partout, et toute une equipe de cameramen avec oreillette, lunette, casquette. Tiens tiens. Le tournage du pilote d'une serie encore inconnue: Journeyman. Evidemment, les curieux etaient au rendez-vous. Le plus drole etait de voir que le tournage se deroulait entre deux passages de cable-car, dans lesquels se trouvaient des dizaines de touristes surpris de se voir comme ca, deambuler au beau milieu d'un tournage. Coupez.